Une affaire rondement menée.

2016-12-21

Lors du conseil municipal du 19 décembre, les élus devaient se prononcer sur une demande faite à la communauté de communes Errobi pour acheter un terrain destiné à la construction d’un local pour les chasseurs d’Itsasu sur la zone artisanale d’Errobi.

C’est vrai que cette demande est urgente puisqu’il s’agit de répondre à un souhait de l’ACCA émis début décembre. Ce dossier est donc à traiter en urgence, il doit avoir bien plus d’importance que l’élaboration du PLU sans aucun doute.

Il s’agissait donc d’émettre un avis sur l’introduction d’une demande d’acquisition. Une conseillère de la majorité s’enquit donc du montant du prix de cette acquisition. Le Maire lui répondit qu’il fallait demander à Herria Bai puisqu’ils étaient bien informés. Effectivement il semble bien que nous nous préoccupions des affaires de la commune, mais le Maire avait-il l’intention de ne pas communiquer le prix alors qu’il était en possession du projet de délibération de la communauté de communes devant être présenté le 21 décembre lors du conseil communautaire ?

La conseillère d’Itsasu Herria Bai a demandé avant le vote que soient précisés les enjeux financiers de l’opération pour la commune (édification et aménagement du bâtiment). La parole lui a été sèchement coupée, le Maire exigeant le vote et ne répondant pas à l’interrogation.

La demande a donc été acceptée par la majorité des élus à l’exception des deux voix d’Itsasu Herria Bai.

C’est sans doute le syndrome « trinquet balaki » mais une nouvelle fois les élus nous engagent sur un projet qui n’est pas chiffré en application du grand principe de gestion « on achète et après on verra ».

Ce n’est pas notre philosophie. Le vote des élus Itsasu Herria Bai est conforme à l’attitude qu’ils ont adoptée depuis le début du mandat Dans l’affaire, il ne s’agit pas de voter pour ou contre la demande de l’ACCA, il s’agit des finances de la commune, il s’agit d’un projet dont les élus ne connaissent pas les données financières et cela ce n’est pas admissible. Ce type de pratique consiste à mettre les élus devant des faits accomplis et à s’engager aveuglement dans des chemins inconnus. C’est quand même une drôle de manière de gérer l’argent des contribuables…mais cela c’est une autre histoire et comme disait Georges Clémenceau « on ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre er après la chasse ».

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