2015.10.11 BAZKARIA-KANTALDIA

Tout d’abord merci, merci de vous être déplacés pour ce kantaldi de soutien à Itsasu herria bai et Lurra ta etxebizitza, merci de vous priver ainsi du match de rugby opposant quelques volailles gallinacées à de vertes plantes épineuses…

Depuis longtemps, dans ce village, nous avons bataillé pour qu’émergent une pensée et des propositions alternatives abertzale. Le nouveau mode de scrutin a permis que deux d’entre nous entrent au conseil municipal, lourde tâche pour qui veut à bien la mener. C’est pour cela que nous avons crée l’association IHB afin de ne pas laisser nos deux amis seuls mais aussi pour que nous puissions les aider, être force de proposition… et les contrôler !

Etre élu n’est pas une fin en soi (quoique qu’à voir certains n’est-il pas légitime de se poser la question ?) mais être dans la place a permis de commencer à faire sauter des verrous, en particulier celui de l’information et de l’opacité organisée autour des décisions municipales.

En premier lieu, cela nous a permis de mettre à jour à partir de faits précis, l’implication du pouvoir communal dans les opérations immobilières dont la première des conséquences a été de défigurer notre environnement et de saccager des terres agricoles. Cela, sans donner de réelles solutions à la fois au problème du logement et à l’utilisation du foncier dont nous osons penser qu’à Itsasu sa destination essentielle doit être l’activité paysanne.

Nous savons que terre vendue, c’est terre perdue. Depuis longtemps nous avons mené un combat ininterrompu contre ces projets, sans pouvoir, il est vrai, les arrêter…mais si nous n’avions rien fait, qu’en serait-il aujourd’hui ?

Ils se jettent sur la terre comme d’autres, demain, veulent se jeter sur quelques pépites d’or que nous souhaitons laisser dormir au camp de César comme ailleurs. Ces prédateurs, osons le mot, ne sont avides de notre terre, comme de celles des autres peuples, que comme valeur marchande. Là où nous avons la prétention de voir richesse alimentaire, richesse environnementale, richesse culturelle, ils ne voient que richesses sonnantes et trébuchantes… et leurs meilleurs représentants sont parmi nos concitoyens.

Peu importe que ce soit la terre de leurs pères ou de leurs aïeux, ils sont prêts à la vendre…Leur intelligence n’a-t-elle pas cette capacité à se hausser à la hauteur de celle de l’indien sauvage, celui qui a compris, celui qui ose dire « quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau et péché le dernier poisson alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas… ».

Nous tentons d’endiguer les prétentions sans fin des bétonneurs et des bâtisseurs, nous tentons d’endiguer des projets gaspillant les contributions de tous et de chacun au profit d’intérêts personnels comme l’opération Balaki. Nous tentons de conserver pour ce pays son identité et sa liberté…

Nous faisons des efforts pour impliquer le maximum de nos concitoyens dans nos réflexions et nos actions. C’est difficile, cela prend du temps, c’est même quelquefois épuisant…on pourrait même se décourager d’être si peu…et puis il y a des jours comme celui-ci…et parce que vous êtes là…Merci.


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