EN RIRE OU EN PLEURER ?

2015-8-02

EN RIRE OU EN PLEURER ?

 

ACCEPTABLE OU REVOLTANT ?

 

Ce qui s’est passé, au soir du 29 juillet, lors de la réunion du conseil municipal est révélateur d’une méthode de gouvernance qui nous rappelle les vieux souvenirs du règne passé de Pierre Iharour.

Cette méthode relève du fait du Prince et non d’un minimum de démocratie si ce mot a encore un sens dans la bouche de certains. Il y a celui qui décide et ceux qui approuvent en baissant la tête…

 

Vous pourrez lire par ailleurs la déclaration de nos élus lors de ce conseil.

 

Pour la troisième fois était inscrit à l’ordre du jour l’achat du trinquet Balaki. Suite aux nombreux rebondissements de cette affaire et au dernier en date à savoir la décision du tribunal administratif actant du retrait de l’action du préfet à ce jour toujours inexpliquée et qui sans doute le restera – car nous n’aurons jamais écho des tractations de couloirs et des pressions politiques – notre premier édile Roger Gamoy nous resservait son plat favori.

 

Il présenta donc au conseil un projet de délibération ficelé aux petits oignons et où chaque mot était pesé et repesé pour éviter certainement une nouvelle série de désagréments, cette délibération se terminant par les mots « le conseil municipal après en avoir largement débattu et délibéré ».

Il faut que chacun sache des plus petits itsasuar que nous sommes au Préfet silencieux et versatile que de débat il n’y en eut pas…ou si peu : monologue du Maire présentant sa délibération, intervention de J.P Iriquin puis déclaration des élus itsasu herria bai. Si les conseillers ont sages comme des images pour certains, poliment pour d’autres et avec agacement pour les derniers écouté les questions et l’argumentaire développés par Bernadette ils choisirent ensuite de se murer dans un silence coupable ou obligé.

 

Sollicités par Filipe qui souhaitait entendre les adjoints et les conseillers, ils furent incapables de défendre le projet de délibération, opposant au questionnement un silence lourd de sous-entendus. Le Maire se portant à leur secours se fit lui-même un croc en jambes en nous disant qu’ils étaient tous d’accord puisque c’était une promesse de campagne et qu’eux aussi se réunissaient !

 

Nul ne les empêche de se réunir mais certains feraient mieux d’assister aux réunions d’information et de commissions où ils se doivent d’être présents puisqu’ils ont été élus pour cela. Ils ont certainement été sermonnés par le chef pour que plus une tête ne sorte de la file, qui plus est leur aurait-il interdit de prendre la parole ?

 

Quant à la promesse de campagne elle n’était pas chiffrée et nous avons de la mémoire, nous nous souvenons de la tête de certains conseillers quand ils apprirent comment deux d’entre eux négociaient avec Philippe Neys dans leur dos…vous voulez les noms ?

 

Nous avons du mal à comprendre, nous-mêmes  ne sommes pas toujours d’accord entre nous et cela ne nous empêche pas de le dire, c’est cela le véritable fonctionnement de la démocratie mais nous sommes capables de dire et de défendre nos idées et nos projets.

 

Ils sont conseillers, se doutent-ils un instant du sens de ce mot, ne sont-ils que des machines à voter en se taisant et en regardant le bout de leurs pieds  car leur attitude laisse à penser qu’ils sont incapables de défendre le projet de celui qu’ils admirent …Certes on est en droit de se demander si tous se rendent compte de ce qui se passe ou s’ils sont là par erreur, par inadvertance, parce qu’ils ont vu de la lumière, parce qu’à un moment ils n’ont pas eu le courage de dire non, parce qu’ils pensaient ne pas être élus…

 

Mais pourquoi, pourquoi donc ne prennent ils pas la parole pour montrer à quel point ils croient et soutiennent l’action de leur Maire, pourquoi n’ont-ils pas répondu aux questions que nous leur posions, pourquoi le débat leur fait-il si peur…le Dieu de la foudre les attendrait il à la sortie du conseil ?

 

Il y a plus de débats sous les manguiers des palabres au Pays des hommes intègres que sous la charpente désinsectisée de la salle du conseil d’Itsasu !

 

Leurs bouches se sont déliées soudain…quand il s’est agi de discuter de la règlementation et de la tarification de la salle sanoki et le sujet fut lui bien plus débattu que l’achat du trinquet, ce n’est pas dire que la chose n’est pas importante mais quand même de qui se moque-t-on ?

 

Nous nous rappelons alors qu’il y avait une époque où le sujet le plus discuté et qui tournait souvent à la cacophonie était la distribution des colis de Noel !

 

Méritons-nous vraiment ce qui se passe ? Il se peut que oui…dans un monde de médiocrité et une société qui ne vaut pas mieux pouvions nous nous attendre à autre chose ? L’argent et l’égoïsme dominent le monde et Itsasu est dans ce monde…

 

Et comme dit la chanson* :

 

Que tu sois maire d’Itsasu

Que tu sois adjoint à Bayonne

Tu peux crouler sous les honneurs

Amasser les richesses dans ta soue

être l’homme qui rayonne

ou celui qui fait peur

il faudra que tu serves quelqu’un

il faudra que tu serves quelqu’un…

 

* merci à Bob Dylan

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