AU GRAND BAL DE L’HYPOCRISIE

2015-7-15

 

Réunion du conseil municipal du 22 juin 2015.

 

Nous avons très vite senti qu’il n’y avait pas que le temps de cette journée qui était lourd, l’ambiance aussi …

 

Quelques sujets brûlants d’actualité comme la poste, le trinquet balaki ou en question diverse la censure des élus d’opposition …

 

Au sujet de la poste nous avons vite compris que l’attitude du maire concernant l’avis des élus devenait de plus en plus odieuse, il n’hésite plus à leur refuser la parole ou à leur adresser des compliments plus que désagréables du type « c’est maintenant que vous commencez à réfléchir »… à quelques élus qui osaient demander d’exprimer certaines positions vis-à-vis du diktat de la poste, il n’a eu comme seule réponse qu’il fallait voter pour les nouveaux horaires alors que les horaires d’ouverture sont de nouveau en baisse.

 

L’affaire du trinquet a été rondement menée, le Maire a présenté l’affaire en n’hésitant pas à travestir la vérité, sachant très bien que la majorité des élus n’avait pas eu le temps de prendre connaissance de cet important dossier de plusieurs dizaines de pages puisque ne disposant que de deux jours pour le faire… Il a donc présenté le dossier de manière unilatérale ne faisant valoir que son point de vue, ne présentant aucun des arguments communiqués par l’administration…en fait un plaidoyer pour lui-même considérant d’ailleurs que c’est en fait une affaire personnelle entre lui et le préfet. Il a clairement refusé d’entendre les conseillers de l’opposition et de répondre à leurs questions. Il impose son autoritarisme à la manière d’un Patrick Balkany, il refuse toute discussion au sein du conseil, se comportant comme un petit dictateur… il n’écoute pas les conseillers et finit par imposer sans discussion un vote pour refuser de retirer la délibération de novembre 2014. Il fut même obligé de dire aux conseillers qui votaient pour sa proposition de lever le bras plus haut tant leur vote semblait difficile à s’exprimer, en atteste l’attitude du deuxième adjoint dont on avait du mal à saisir la signification du geste votait-il ou se grattait-il le nez ? Mais saluons le geste courageux de deux conseillers de la majorité qui ont osé s’abstenir. Rappelons par ailleurs mais nous ne l’avons appris que lorsque nous avons pu consulter le dossier (le 19 juin) que le préfet en mars 2015 (il y a donc trois mois) avait demandé à Monsieur le Maire d’inviter le conseil à retirer cette délibération. Bien entendu et comme il a tout fait pour nous cacher la vérité il n’a pas abordé ce point au conseil du 9 avril. Pour nous le conseil délibérant n’a pas eu à sa disposition des pièces maitresses indispensables pour être à même de se prononcer en toute connaissance de cause.

 

Pour s’opposer à l’estimation des domaines le Maire n’a pas hésité aux frais de ces administrés de missionner deux experts pour fixer une valeur vénale du bâtiment et a bien insisté sur leur qualité d’expert près la cour d’appel de Pau, bien évidemment sans préciser que ces experts ne peuvent faire valoir cette qualité que dans le cadre des missions qui leur sont confiées par un tribunal, ce qui n’est pas le cas dans notre affaire.

Rappelons afin que tous soient informés que la valeur vénale ne répond à aucune définition légale même si elle peut être utilisée dans le cadre de la vente, de la succession ou de la fixation du montant de l’ISF. Le prix d’un bâtiment est toujours suspendu à son examen technique et il est nécessaire en plus de vérifier sa situation vis-à-vis des termites, de l’amiante et des règlementations thermiques. L’état du bâtiment entraîne un coefficient de vétusté qui ne prend pas en compte sa situation vis-à-vis de ces éléments. Le montant des travaux éventuels relevant de ces domaines doit être déduit de la valeur vénale pour avoir une estimation exacte de l’immeuble et dans le cas de Balaki il faut déduire les travaux relatifs au désamiantage de la toiture. Les experts de Monsieur Gamoy ont fait l’impasse sur cette question. Mais ils ont trouvé une technique pour arriver à une valeur vénale qui plaise à Messieurs Gamoy et Neys, cela consiste à évaluer une partie du terrain au prix du terrain constructible à Itsasu et hop comme un prestidigitateur on fait monter le prix comme le lapin qui sort du chapeau, mais la ficelle est trop grosse, le préfet s’en est même aperçu puisqu’il indique par courrier au Maire qu’Il semble peu réaliste de considérer que l’on puisse détacher pour faire un lot de terrains à bâtir qui trouve acquéreur.(hauteur du trinquet, et position de la parcelle A 764).

Quant au terrain dont il nous est indiqué qu’il serait destiné aux chasseurs l’argument d’acquisition est que cela va dans le sens du développement durable …

 

Quant à l’intervention de Jean Paul Iriquin demandant pourquoi il ne pouvait exprimer le point de vue des élus de sa liste dans le bulletin municipal Roger Gamoy n’eut comme réponse : ce que j’ai écrit dans le dernier bulletin à savoir Pas de Polémique, ce à quoi il lui fut répondu avec pertinence comment pouvait il traiter de polémique un contenu qu’il ne connaissait même pas ! ce qui est polémique pour le maire, c’est en fait tout ce qui ne va pas dans le sens qu’il souhaite …

 

Ainsi va la vie du conseil municipal, à Levallois Perret comme à Itsasu quand le maire est en difficulté il clot le conseil…ce n’est pas parce qu’on s’appelle les républicains que ne vont pas perdurer les bonnes vieilles méthodes de l’UMP !

 

 

Lors de ce conseil le Maire nous indique que le préfet se désiste de la procédure qu’il a intentée auprès du Tribunal administratif.

Le lendemain 23 juin nous appelons la sous-préfecture qui nous indique que l’affaire suit son cours.

 

24 juin audience de référé, le juge constate l’absence des parties à l’audience et prononce la clôture d’instruction à 14h05 et donne acte du désistement du préfet.

 

26 juin nous prenons connaissance de l’ordonnance du juge des référés.

 

Nous ne connaissons pas les motifs du désistement du Préfet qui pourtant dans sa requête au tribunal soutenait que la délibération avait été adoptée en méconnaissance d’un article du code général des collectivités locales et que la valeur vénale de l’ensemble immobilier avait été nettement surévaluée.

 

L’association Itsasu Herria Bai comme les élus que nous soutenons ont écrit au Sous Préfet et au Préfet afin d’avoir des explications et connaître les motivations réelles de l’administration. 

Please reload

October 24, 2019

August 20, 2019

Please reload

Articles récents
Please reload

  • Facebook Classic
  • Twitter Classic
  • Google Classic