Lettre ouverte aux conseillers municipaux d’Itsasu

2014-11-26

Lettre ouverte aux conseillers municipaux d’Itsasu

 

Mesdames, Messieurs,

 

Vous avez été élus par un peu plus de la moitié des itsasuars afin de diriger, gérer et orienter la vie de la commune.

 

La coutume veut que nous devions nous incliner et nous soumettre aux décisions des quinze personnes qui forment la majorité du conseil. Cette coutume a certes sa légalité mais à vous voir agir par moments je me demande si légitime elle est.

 

J’ai assisté dans le coin réservé au public à la dernière réunion du conseil municipal et je ne peux pas me taire, le faire serait pour les uns lâcheté, pour les autres péché (vous choisirez le mot le plus pertinent).

 

Je suis abasourdi par la désinvolture, la légèreté, l’insouciance et l’irresponsabilité qui caractérisent votre vote concernant la décision d’acquérir le Trinquet Balaki pour la somme de 400.000 euro.

 

A moins que Monsieur le Maire ne vous ait hypnotisés ou demandé de ne rien dire – mais ceci n’est qu’une vue de mon esprit de mécréant – je m’étonne de n’avoir entendu que votre silence, certes gêné pour certains, voir coupable pour d’autres mais silence, silence…

 

Vous semblez (mais peut être êtes vous de ces magnifiques comédiens) n’avoir aucun état d’âme ou d’esprit concernant le sujet :

 

  • Un prix d’achat sans commune mesure avec celui de ce bâtiment en piteux état, prix d’achat négocié « entre amis » ou « élus de droite ». N’importe quel prix serait évoqué que vous n’y verriez rien à redire !

  • Aucune estimation du montant des nombreux travaux nécessaire pour réhabiliter les lieux, cela ne semble pas avoir d’importance à vos yeux, normal vous achetez les yeux fermés !

  • Enfin rien sur le projet sinon l’acquisition, mais pourquoi faire, avec qui, pour qui et à quel coût de fonctionnement ? Rien, rien, rien

 

SILENCE TOTAL en réponse aux questions et avis des quatre conseillers qui s’interrogent, s’inquiètent et veulent des réponses.

 

Pensez-vous donc détenir le droit de gérer les finances de la collectivité, c'est-à-dire l’argent de tous et de chacun avec un tel manque de sérieux et d’intelligence ?

 

Je ne doute pas que vous gérez vos finances personnelles de toute autre manière, à la différence que dans un cas il s’agit de votre argent et dans l’autre celui de vos concitoyens. Et comme dit le proverbe « quand on dépense l’argent de quelqu’un d’autre le montant et l’utilité de la dépense importent peu ».

 

Je ne me fais guère d’illusion – mais j’aime les surprises – car je vous vois agir. Mon courrier a plus de chance de rester lettre morte que de servir de marque-page du dernier roman dont vous avez entamé la lecture, ce qui vous permettrait de temps en temps d’y jeter un coup d’œil. Je vous vois bien toutes et tous dans le cadre de la vie de la commune ne tenir que rarement compte des avis émis par ceux qui n’étaient pas sur votre liste.

 

Mais je suis dans un jour où j’ai décidé d’être optimiste alors peut être la lecture de mon courrier suscitera la naissance de quelques connexions neuronales qui vous permettront, et je le souhaite vraiment, de réfléchir « autrement » et de faire preuve de pertinence et de courage.

 

Quels que soient les évènements qui se dérouleront à l’avenir et particulièrement sur le sujet qui a motivé mon courrier, j’estime qu’il était de mon droit et de mon devoir de le rédiger.

 

2014.11.25 Bruno Borthury.

 

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