AMENAGEMENT DE L’ESPACE

 

« Une prairie défoncée, des engins de travaux publics, des panneaux publicitaires, voilà le nouveau paysage que nous offre la propriétaire d’Ainciartia à l’entrée du bourg » extrait du bulletin d’information d’Itsasu Euskaldun 1992.

«Une prairie défoncée, des engins de travaux publics, des panneaux publicitaires, voilà le nouveau paysage que nous offrent les propriétaires d’Ordokia à l’entrée du bourg : c’est ce que chacun de nous ne peut que constater en ce début d’année 2014.

 

Que s’est-il donc passé en vingt deux ans : les tentacules de la pieuvre immobilière ont fait leur œuvre et continuent d’asphyxier une agriculture à laquelle elle arrache chaque jour des espaces qui lui sont indispensables. En Pays Basque Nord 50000 logements sont vides ou secondaires dont 180 à Itsasu, dans un contexte où il est, en particulier pour les personnes à petits revenus ou revenus modestes, de plus en plus difficile de se loger. Et ceux pour qui notre terre n’est qu’une valeur financière au même titre que les métaux ou les céréales nous annoncent la construction de 31500 logements pour accueillir 35000 nouveaux habitants seulement sur le périmètre du SCOT dans lequel est intégré Itsasu

 

La construction massive de nouveaux logements est une aberration sociale, écologique et culturelle,

- Quartiers-ghettos concentrant les nouveaux arrivants.

- Croissance exponentielle du logement saisonnier au détriment du locatif à l’année

- Priorité aux investisseurs-défiscalisateurs pour le plus grand profit des promoteurs immobiliers, opération Ordokia par exemple.. Multiplication de l’habitat secondaire (le - scot prévoit 5000 résidences secondaires supplémentaires)

- Augmentation des prix du foncier et du logement, durant la dernière décennie le prix de l’immobilier à plus que doublé.

- Destruction de la vie des villages (déplacement des centres de vie et d’activité), de l’identité, de la culture et de la langue basque

- Artificialisation des sols provoquant des inondations aggravées. Sur les 31500 logements à construire le SCOT n’en prévoit que 28% à destination des locaux Entre le recensement de 2000 et celui de 2010 la communauté de communes Errobi a perdu 21% de sa surface agricole utile et 34% de ses agriculteurs, le canton d’Espelette a perdu 25% de ses surfaces agricoles utiles (1800 hectares) soit l’équivalent d’un terrain de foot par jour depuis 10 ans.

 

Face à cette situation critique il est nécessaire de ne pas baisser les bras, de résister et surtout de ne pas céder au chant de ceux qui nous expliquent à longueur de temps qu’on ne peut s’opposer à l’administration et aux règles établies…Les règles, les lois, c’est comme le temps cela peut changer ! Encore faut-il avoir la volonté de ce changement !

 

Nous utiliserons tous les moyens entre Nous utiliserons tous les moyens entre nos mains dans le cadre du pouvoir communal et inter-communal pour ne pas subir des volontés contraires à l’avenir d’Itsasu village basque :

 

- Nous procéderons à une révision complète du PLU avec la volonté de limiter volontairement les constructions nouvelles et sanctuariserons les terres à vocation agricole et les espaces naturels. Le modèle de développement urbain n’est plus à la maison individuelle.

- Nous impulserons une démarche afin d’envisager la création d’un plan de protection des espaces agricoles et naturels. (cf site internet d’Herria Bai)

- Nous envisagerons une taxation des logements vides et des résidences secondaires, cette taxation étant versée à un fond dont la destination peut être de financer des achats immobiliers par la commune.

- Nous utiliserons avec fermeté le droit de préemption de la commune. Nous donnerons une priorité au logement social.

- Nous mettrons en place une opération programmée de l’amélioration de l’habitat (OPAH) pour inciter à produire du logement locatif à l’année sur le parc existant

 

 

« Nous ne pensons pas inéluctable la venue sur cette partie de la terre basque de dizaines de milliers de nouveaux habitants mais nous ne sommes ni dupes, ni naïfs, nous savons que ces mouvements de population sont suscités, organisés et fruits d’une volonté politique»