Agriculture, alimentation et environnement ne peuvent pas être traités séparément les uns des autres, à l'échelle de notre commune.

L'agriculture et l'élevage impactent fortement tous nos paysages. Itsasu est parsemé de prairies vertes de longue durée et de nombreux arbres et  bosquets qui sont autant d'éléments qui atténuent à notre échelle les effets du dérèglement climatique. Les pratiques agricoles n'ont pas connu l'intensification massive de certaines régions, le pastoralisme a été globalement maintenu, et les sols ou les eaux ne semblent pas souffrir du modèle agricole local. Bien sûr, à y regarder de plus près, ici comme ailleurs,  on ne peut qu'être préoccupé par la forte baisse de la biodiversité animale et végétale.

L'alimentation des itsasuar a certainement connu ces dernières années plus de connections avec les caddies des grandes surfaces qu'avec les potagers individuels ou la fourniture locale de denrées alimentaires. On en revient doucement : le prix bas des produits ne garantit pas la qualité, et la cohérence des achats de proximité avance dans les consciences et les pratiques de consommation.  Nombreux sont ceux qui travaillent un carré de jardin chez eux. Et désormais beaucoup de paysans locaux proposent leurs produits à la vente sur la ferme, livrés à domicile ou sur les magasins et marchés. Les habitants d'Itsasu, depuis leur plus jeune âge,  ont tout à gagner à redécouvrir les saveurs et les savoirs des produits locaux, et les paysans retrouvent tout le sens de leur métier dans ce contact de proximité.

Itsasu, comme les communes alentour, n'est plus le village rural de Lapurdi qu'il a longtemps été, avec ses très nombreuses petites fermes et la prédominance de l'activité agricole. L'urbanisation résidentielle a gagné les terrains autour de Gaineko Plaza, et la dynamique agricole décline largement  sur l'ensemble de la commune.

Certes, à ce jour, la plupart des surfaces agricoles sont encore valorisées, en priorité par l'élevage. Mais ici comme partout, beaucoup de paysans, qui de leur métier font vivre leurs fermes et entretiennent nos paysages, avancent en âge, et ne voient que rarement des perspectives de reprise. .  Les quartiers de la montagne  sont même plus sensibles à cette déprise : le relief escarpé, les parcelles exiguës, et l'éloignement des axes de communication ne facilitent pas la pérennité des fermes. L'avenir de l'économie agricole d'Itsasu est un vrai défi collectif à relever par les itsasuar eux-mêmes.

 

Nos propositions

Re-dynamiser l’agriculture dans notre territoire

Nous nous engageons à réaliser un état des lieux de la situation qui tienne compte des caractéristiques des fermes, de l’état d’esprit de ceux qui y travaillent et des perspectives d’avenir telles qu’ils les perçoivent. C’est à partir de ce travail que pourront être mises en œuvre les initiatives nécessaires à la redynamisation de l’économie agricole de notre commune.

C’est dans ce contexte que nous ouvrirons la commission agriculture du conseil municipal. Elle ne sera plus exclusivement composée d’élus plus ou moins volontaires mais ouverte aux agriculteurs et à des spécialistes qui peuvent aider à réfléchir et proposer des initiatives

Promouvoir et développer une alimentation de qualité

L’alimentation est au cœur du des questions qui se posent dans notre commune, dans notre société comme d’ailleurs dans le monde entier, dés maintenant comment allons-nous nous nourrir, avec quels produits, de qu’elle origine et de quelle qualité ? Quelle part d’autosuffisance alimentaire pouvons-nous envisager ?

Nous créerons des jardins communaux, pédagogiques et intergénérationnels dans lesquels interviendra un animateur municipal coordinateur.

Notre volonté est de permettre aux itsasuar et en particulier aux enfants de nos trois écoles de comprendre ce qu’on cultive, pourquoi et comment on le cultive. C’est permettre à nos anciens et aux autres de communiquer leur savoir et leurs expériences. C’est favoriser le sens et l’intérêt commun.

Nous relocaliserons la cantine scolaire en mettant en place une cantine communale.

Cette cantine communale travaillera avec les producteurs de la commune, des jardins partagés tout en privilégiant les produits bio et en menant des actions d’éducation à l’alimentation avec les élèves des trois écoles : goût, saveur des produits locaux, équilibre alimentaire, éduction du gaspillage, participation à l’élaboration de l’alimentation, de la culture des aliments à la réalisation des plats.

Des communes voisines ont déjà mis en place cette démarche de cantine communale.

Priorité aux circuits courts.

Nous favoriserons le développement et la pérennité des circuits courts. Des paysans nous proposent déjà de nombreux produits de qualité destinés à notre alimentation : légumes, fruits, fromages, viandes, volailles, œufs, miel, confiture… ceci se traduira au travers d’une information permanente par la commune des circuits courts en utilisant toutes formes de support : panneau lumineux, bulletins municipaux, brochure « itsasu pratique », signalisation routière.

Chaque année une journée « forum sur l’alimentation ».

Chaque année la commune organisera un forum sur l’alimentation pendant lequel les producteurs présenteront leurs produits, leurs méthodes de culture et d’élevage et organiseront des ateliers thématiques…

Un programme de reforestation de notre commune.

Un enjeu pour l’avenir, le nôtre et celui des autres. Nous engagerons donc un programme annuel de reforestation des terres communales et l’accompagnement des propriétaires privés qui le souhaitent dans des opérations de plantation. Ce programme sera collectivement discuté et les objectifs clairement définis, les résultats évalués et contrôlés.

Ce programme permettra à long terme – de fixer et stocker plus de carbone – de développer une filière bois – de permettre le développement de la biodiversité animale dans des territoires contrôlés  – de favoriser la biodiversité au travers des essences de bois et de végétaux qui seront choisis.

Dans le même temps mise en place d’un plan de nettoyage et d’entretien des terres communales.

Ne pas laisser les terres à l’abandon.

La réduction du nombre de paysans ne s’est pas ralentie, en particuliers en zone de montagne. Des terres hier utilisées sont plus ou moins laissées à l’abandon avec comme conséquence la perte de terres agricoles et l’augmentation de certains risques dont les incendies et la prolifération de la faune sauvage

Nous inciterons à des initiatives visant à arrêter le phénomène. Nous examinerons avec les propriétaires des terres des alternatives pour que ces terres ne soient plus à l’abandon et retrouvent une utilité sociale.

Nous changerons de fournisseur d’électricité.

Nous choisirons un fournisseur proposant de l’électricité issue exclusivement d’origines renouvelables comme ENERGIA en Pays Basque et nous encouragerons nos concitoyens à faire de même.

Nous participerons à la production d’électricité d’origine renouvelable et mettrons en place des mesures en faveur de la mobilité douce et éco-responsable et contre le gaspillage énergétique.

La commune mettra à disposition de la coopérative I-ener les toitures des bâtiments communaux fin d’envisager la pose de panneaux pour la production d’électricité d’origine photovoltaïque. 

Un adjoint au Maire sera chargé des problématiques énergétiques afin de lutter contre le gaspillage, de proposer des mesures d’économie d’énergie au niveau de la commune et d’inciter les citoyens comme les entreprises à s’impliquer dans cette politique.

Nous ré-envisagerons la question de l’éclairage publique, en le limitant, en le régulant, en favorisant l’utilisation de lampadaires photovoltaïques lors du remplacement de ceux existant quand l’éclairage s’avérera strictement nécessaire.

Nous favoriseront l’achat groupé de cycles à assistance électrique pour faciliter la mobilité douce, en particulier pour les petits déplacements, à l’intérieur de la commune ou pour se rendre dans les communes voisines (Kanbo par exemple). La commune pourra également mettre à disposition des itsasuar ce même type de cycle.

Nous aménagerons une voie piétonnière et cyclable entre Itsasu et Kanbo par le quartier Panneau, larraldeko bidea afin d’éviter la route départementale qui non aménagée présente des risques dans l’utilisation de ces modes de déplacements.

Lorsque la commune décidera de l’achat de véhicules elle intégrera dans l’appel d’offre le critère de choix suivant : véhicule le moins polluant et au bilan carbone le plus respectueux de l’environnement.